Suspension bambou
Le bambou n'est pas un bois mais une graminée à tige creuse, refendue en lattes ou en lamelles avant d'être tressée ou collée. Sa fibre est droite et très résistante en traction, ce qui autorise de grands volumes restés légers. Parmi les suspensions, ces modèles se reconnaissent à leur trame régulière et à leur teinte claire.
Une fibre régulière et un tressage lisible
Refendu, le bambou donne des lattes de largeur constante : le tressage obtenu est plus géométrique que celui d'une fibre ronde, avec un quadrillage net. La teinte de départ va du blond pâle au brun soutenu selon que la latte a été chauffée pendant le formage, opération qui fonce la matière.
Le bambou reste hygroscopique : il absorbe et rend l'humidité, ce qui fait légèrement travailler les collages dans une pièce très humide. Exposé au soleil direct, il jaunit puis grise en surface, sans perdre de tenue. Un chiffon sec et un passage d'aspirateur à brosse suffisent à l'entretien courant.
Ce que la matière fait à la lumière
Le bambou filtre plus qu'il ne diffuse. Les lattes arrêtent la lumière et les intervalles la laissent passer, si bien que le luminaire projette au plafond et sur les murs le dessin de son propre tressage. L'effet dépend directement du pas : serré, il donne une lueur enveloppante ; large, il projette un motif franc à plusieurs mètres.
La source restant partiellement visible, une ampoule opale évite les points brillants entre les lattes, et une teinte autour de 2 700 K accompagne le blond de la fibre. Les grands diamètres demandent une source unique bien centrée, faute de quoi le motif se dédouble sur les murs. Une suspension en bois échappe à cette contrainte : sa paroi pleine ne projette aucune trame et rabat simplement la lumière vers le bas, avec la même chaleur de teinte.
Hauteur de pose et pièces adaptées
Un abat-jour tressé demande du dégagement pour que ses ombres portent. Au-dessus d'une table, comptez 75 cm environ entre le plateau et le bas du luminaire ; dans une entrée ou une cage d'escalier, une pose plus haute étale le motif sur une plus grande surface.
La matière s'accorde aux intérieurs à dominante bois et textile et allège les pièces très minérales. Comme les autres fibres naturelles, le bambou donne un éclairage d'ambiance : une source dirigée reste nécessaire pour lire ou cuisiner. Le rotin, cintrable en courbes pleines, produit des formes plus arrondies que les volumes anguleux du bambou.
Variations autour du bambou
Grands volumes légers
Suspension bambou grand diamètre pour salon
Au-delà de 50 cm, la pièce devient un élément d'architecture qui structure le volume sans peser sur la fixation. Elle demande une hauteur sous plafond d'au moins 2,50 m pour ne pas écraser la circulation.
Séries au-dessus d'un plan
Suspension bambou tressé pour salle à manger
Deux ou trois petits paniers alignés répartissent la lumière sur une table longue et multiplient les motifs d'ombre. L'espacement de 60 cm évite que les trames ne se superposent au plafond.
Teinte naturelle ou foncée
Suspension en bambou naturel non teinté
Le bambou clair renvoie une lumière plus jaune et se remarque peu sur un plafond blanc. Une version foncée découpe une silhouette nette mais laisse passer moins de lumière à tressage égal.
Le bambou se choisit pour son motif d'ombres et sa légèreté à grand format. Il s'accepte avec une teinte qui évolue lentement et une lumière volontairement filtrée.